lundi 4 octobre 2010

Du bon usage d'un pantone...

Ou de plusieurs ...

Le terme pantone vient de Pantone Matching System.
Son idée était de permettre par la combinaison de neuf couleurs de base d'obtenir des teintes qui n'existent pas dans la gamme quadri de base.
L'exemple de base : il est très compliqué de réaliser un joli orange fluorescent avec un bête cmjn.
Ainsi, on peut obtenir un pantone de 2 façons : ou bien on achète le pot de la couleur qui va bien, ou on la fabrique grâce aux dosages prescrits par la gamme Pantone.

De là, plusieurs usages courants sont apparus :

1 - Fixer une charte constante (non tributaire des aléas des mélanges eau/alcool, d'une éventuelle mauvaise charge d'encre, etc.) pour des documents récurrents. Cette méthode est particulièrement indiquée dans le cas des papeteries de ville : cartes de visites, têtes de lettre, cartes de correspondance ; surtout si l'on est amené à traiter les dits documents chez plusieurs imprimeurs.

2 - Traiter des couleurs que l'on ne pourrait pas obtenir autrement : un placard quelconque avec un joli doré....

3 - Réduire les coûts : il est souvent moins couteux de tirer un document en une couleur qu'en quadri. Pourquoi-pensiez vous que les affiches politiques étaient souvent en mono couleur ? ;)

4 - Apporter un plus esthétique à un imprimé avec l'adjonction d'une couleur supplémentaire (souvent une couleur très éloignée d'une gamme quadri, comme une couleur métallique ou fluorescente)

MAIS, car il y en a toujours un, plusieurs dérives sont apparues dans le même temps.

Avenir Numérique récupère souvent des réalisations traitées en pantone par des graphistes en lieu et place des quadris.
En effet, le graphiste en question, c'est-à-dire souvent toi ami lecteur, ne sachant pas comment trouver la teinte qu'il recherche traite son document en pantone. Le problème c'est que derrière l'imprimeur doit reconvertir le fichier en cmjn. Hors par définition, moins on bidouille un fichier, plus on limite les risques d'erreurs.

L'appréhension de la teinte doit rester modeste. En effet, même avec un pantone, on aura une tolérance dans la couleur. Ainsi en fonction de la trame éventuelle, du taux de mouillage, de la couleur du papier, etc. la couleur peut ne pas être exactement la même que celle du nuancier.

Enfin : dernier petit rappel, on ne peut pas faire de pantone en numérique ! ;)

3 commentaires:

  1. Seul la technologie HP indigo permet de reproduire des tons directs en numérique

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  2. Bonjour,

    La reproduction des teintes Pantone sur un matériel numérique est directement dépendante de son espace couleur.
    Su la HP en hexa, je peux faire un certain nombre de Pantone mais pas tous. Sur la NexPress de kodak, je peux rajouter des rouleau spécifique pour faire la teinte. Sur l'iGen... on peut rien faire et son espace est plus petit que celui de l'ISO 12647-2 !!!

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  3. L'hexachromie permet juste d'élargir le spectre colorimétrique pour obtenir un benday plus proche du ton direct.
    Mais il existe bel et bien des Pantones pour la Presse HP indigo qui peuvent être installés indépendamment de son espace couleur de base.
    Il y a d'ailleurs l'encre blanche depuis peu sur Indigo.

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